Annuel

Le séminaire donne une introduction à des théories de l’art germanophones issues d’historiens de l’art, de philosophes, d’architectes ou d’artistes depuis 1750. Ce séminaire de découverte porte sur la large période qui va de la fin du XVIIIe siècle au XXe siècle, au cours de laquelle une « science de l’art » morphologique émerge, dialoguant avec des approches historicisées des arts anciens et extra-européens. Source inépuisable d’outils méthodologiques pour penser les arts aujourd’hui, ce vaste corpus sera présenté au cours de séances monographiques dédiées à des figures, des œuvres ou des notions clé.

Le séminaire, ouvert à tous, est organisé en collaboration avec l’université de Cambridge et aura lieu en anglais et en visioconférence, selon le calendrier donné en PJ.

La première séance cependant, mercredi 14 octobre 16-18h, portant sur Goethe avec une conférence de Danièle Cohn, sera en français.

N’hésitez pas à contacter Isabelle Kalinowski (isabelle.kalinowski@ens.psl.eu) ou Mildred Galland (mildred.galland@cnrs.fr) afin de recevoir le lien de la visioconférence.


Ce séminaire fermé (réservé à mes doctorants et mastériens mais potentiellement ouverts à quelques autres étudiants après entretien) a un double objectif : créer un espace de travail fécond pour les travaux étudiants et discuter des auteurs qui permettent d’inventer une nouvelle façon de faire de la philosophie dans une perspective à la fois critique et évolutionniste.

Thème de l’année : Arts visuels et figures de l’écrit : sur quelques convergences récentes.

Poursuivant, tout en l’élargissant, le programme entrepris l’an dernier sur les transformations des relations entre art et littérature dans le livre d’artiste depuis Mallarmé, ce séminaire interdisciplinaire et interprofessionnel, croisant Histoire de l’art, Lettres, Philosophie et Métiers du livre, vise à questionner les relations entre arts visuels et figures de l’écrit dans la période contemporaine. Les invités (enseignants-chercheurs, conservateurs, artistes du livre) présenteront leurs recherches en cours à partir d’un corpus varié et selon des études de cas, parfois en lien avec des expositions proches, comme Bacon (2019) ou Turner (2020). Ce programme est relié à celui des Bibliothèques d’artistes. Y seront abordées des thématiques telles que celles du design du livre, des écrits de peintres, des maisons musées, des bibliothèques de peintres ou de musiciens, de l’exposition de la littérature quand le livre se fait objet d’art mais aussi les ateliers et les archives. Le spectateur, associant mémoire visuelle et lecture, sollicité par d’autres émotions et d’autres postures, alternant l’usage de l’écran et la présence de l’œuvre, lui-même immobile ou engagé dans un parcours, est un paramètre essentiel de ce processus. Sa transformation est partie intégrante de notre programme.

Renseignements : claude.Imbert@ens.fr / segolene.lemen@gmail.com

1ère séance : mercredi 7octobre 2020, Salle Aïssa Djebar (à confirmer) Claire Brunet (ENS Cachan) et Catherine Geer (Commissaire de la triennale de Milan) : Pour une histoire du design Elodie Boyer et Sébastien Morlighem :

« Le design du livre : les Éditions Non Standard »

Table ronde : modération par Anne Sophie Aguilar (Pôle Métiers du livre, Université Paris Nanterre)

Au fil conducteur d’une lecture suivie du livre de Derrida : « Le Monolinguisme de l’autre », l’objectif de ce cours sera d’interroger notre rapport au langage et aux langues engagées dans une éthique, articulé à une politique. Sur le versant politique, les questions abordées seront aussi bien celles de l’hégémonie des langues dominantes que celle du nationalisme linguistique et de la traduction. Sur le versant de

18l’éthique, il concernera les questions de l’autobiographie, de la promesse, du témoignage, mais aussi bien de l’hospitalité. Cela impliquera de rayonner dans l’ensemble du corpus derridien, en sollicitant aussi bien quelques-uns des textes fondamentaux de la déconstruction, datant de la fin des années 1960 ou du début des années 1970 que différents essais et séminaires des années 19 80 et 1990, au titre de ce que Derrida a appelé une « éthique hyperbolique ». On accordera une attention particulière au dialogue de Derrida avec les poètes, à commencer par Paul Celan.

Les vendredi 16 octobre, 20 novembre,11 décembre 2020 & 15 janvier, 12 février, 12 mars, 9 avril, 21 mai, 18 juin 2020.

Depuis la synthèse néoplatonicienne, l’être se pense comme production. Cette productivité de l’être est appelée à jouer un grand rôle dans la constitution du monde moderne. Elle rend raison de notre rapport au réel, que celui-ci soit technique, économique, poétique ou artistique. Mais il apparaît aussi qu’il n’y a pas de production sans arrière-monde ou plus simplement sans condition de possibilités non productives de la production. Nous interrogerons à travers ces différentes modalités de la production, artistique, poétique, économique, métaphysique, à travers aussi leurs divergences et leurs convergences, le lien dialectique de la production avec ses autres qui la conditionnent. Ce type de questionnement ayant aussi pour but d’élaborer une critique des changements contemporains du système productif. Le séminaire mensuel entrecroisera les travaux des doctorants avec les recherches en cours de Pierre Caye sur la question. Cette année le cours du premier semestre de Pierre Caye portera sur la notion de Mobilisation totale.

Calendrier spécifique : Les lundi 5 & 12 octobre ; lundi 9, 16 & 23 & 30 novembre ; lundi 7 & 14 Décembre 2020 ; lundi 4, 11, 18 & 25 janvier ; lundi 1 & 8 février ; lundi 1, 8, 15, 22 & 29 mars ; lundi 12 Avril ; lundi 10, 17 & 31 Mai ; lundi 7 Juin 2021. Il n’est pas nécessaire de rappeler l’importance qu’occupe encore la philosophie de Platon dans les questions intellectuelles de notre temps qu’elles soient scientifiques, politiques ou philosophiques. Ajoutons que la philosophie de Platon n’a jamais cessé jusqu’à la fin de l’antiquité de se renouveler de façon particulièrement inventive sous diverses formes dont la plus célèbre et la plus problématique est sans aucun doute le néoplatonisme qui constitue à la fois la synthèse de plus de huit siècles de philosophie antique, et la matrice de l’histoire de la philosophie médiévale et moderne. Ce séminaire se propose d’étudier, dans une perspective à la fois d’initiation et de recherche, les principaux textes et les notions fondamentales de ce courant philosophique. Il mettra aussi en valeur la richesse de ses transmissions dans les mondes arabe, byzantin ou latin. Cet enseignement est assuré par un collectif de chercheurs et d’enseignants-chercheurs sous la coordination de Luc Brisson, Pierre Caye et Philippe Hoffmann. Le premier semestre 2020-2021 portera sur la République de Platon, et le second semestre aura pour thème l’Amour. On tentera, au premier semestre, de définir le projet et le plan de la République. Puis on s’interrogera sur l’organisation politique, sur l’âme, et notamment sur le thumos. On évoquera la critique des poètes et le rôle du mythe, en se penchant notamment sur le mythe d’Er. Enfin, on abordera la question du Bien. Et on terminera en suivant l’héritage du dialogue chez les Cyniques et les Stoïciens, chez Proclus, chez Averroès et à la Renaissance. Le second semestre portera sur le thème de l’Amour qui joue évidemment le plus grand rôle dans la tradition platonicienne et néoplatonicienne. Les séances porteront sur Parménide et Empédocle, sur le Phèdre de Platon, sur l’Éros néoplatonicien dans la pensée de Shaftesbury, sur l’Éros chaldaïque, sur l’Amour chez Augustin, chez les platoniciens de Perse, mais aussi dans la tradition de la philosophie médiévale et renaissante (Maimonide, Grosseteste, Dante et Ficin). En principe les séances auront lieu en présence réelle. Mais nous sommes prêts à diffuser ces séances sur internet en temps réel ou en différé.

Ce cours s’adresse aux étudiants ayant au moins une connaissance de base de l’arabe. L’année sera consacrée à l’Incohérence des philosophes d’al-Ghazālī, célèbre ouvrage critique de la philosophie d’Avicenne et de ses principales thèses métaphysiques, physiques et cosmologiques. Nous en lirons de longs extraits que nous confronterons à certaines sources avicenniennes ainsi qu’à un ensemble de textes issus de la tradition du kalām.

Publiées en 1597 à Salamanque, les Disputationes metaphysicæ de Francisco Suárez contiennent une importante réflexion théorique sur la nature de la substance matérielle qui renouvelle considérablement l’hylémorphisme aristotélicien traditionnel et constitue un pont avec les conceptions modernes. La dispute XL, consacrée à la quantité continue permet d’entrer dans les discussions scolastiques sur le rapport de la matière à l’étendue et à l’impénétrabilité ainsi que sur la composition du continu. Dans le prolongement de l’année précédente, le séminaire poursuit la traduction et le commentaire de cette dispute.

Le Séminaire Mathesis est l’occasion pour les membres de l’équipe Mathesis de la République des savoirs, enseignants-chercheurs aussi bien que doctorants, de présenter leurs travaux, de discuter des articles importants et d’organiser des conférences avec les collègues de passage à Paris. Étant donné ce que sont les recherches des membres de Mathesis, les recherches présentées dans ce séminaire relèvent de l’histoire de la philosophie moderne et de l’histoire et de la philosophie des sciences. Il est ouvert aux étudiants de Master qui souhaiteraient participer à un séminaire de recherche. Les séances sont consacrées soit à discuter des travaux en cours, soit en des conférences invitées.

Le programme définitif sera annoncé et mis à jour ici : https://mathesis.hypotheses.org/